A Vesoul, l’aéro-club est maître d’œuvre






« T’as voulu voir
Vesoul », chante Jacques Brel. A Vesoul, les enfants, les parents, les
pilotes du Tour aérien Rêves de Gosse ont vu un aéro-club organiser de A à Z de
manière assez exceptionnelle cette deuxième étape de l’édition 2006.
Généralement, le club aéronautique local prend en charge la logistique
technique de l’étape en mettant à disposition ses parkings et ses hangars. A
Vesoul, Pierre Bauduin,
le président de l’aéro-club de
Haute-Saône et son équipe d’une trentaine de bénévoles ont assumé l’ensemble de
l’organisation. L’association a posé sa candidature pour accueillir Rêves de
Gosse dès le mois de janvier, puis a contacté une quinzaine d’établissements
spécialisés qui accueillent des enfants handicapés ou défavorisés dans le
département. Un projet pédagogique a été élaboré qui a conduit à construire une
maquette d’avion, en attendant de voler à bord d’un aéronef réel. Le nerf de la
guerre a été apporté par les collectivités locales et quelques sponsors,
permettant de créer un village de toile, de faire installer un manège, d’offrir
un goûter aux enfants, etc. Le succès a été tel que le club a du organiser des
baptêmes dès le mercredi, trois jours avant l’étape de Rêves de Gosse. Ainsi
120 baptêmes ont été réalisés, auxquels s’ajoutent les 140 de samedi offerts
par les pilotes de l’association Les Chevaliers du Ciel qui organise Rêves de
Gosse.
Cette journée a été honorée par la présence de Jean-Claude Roussel,
président de la Fédération française
aéronautique. Sa présence à Vesoul n’est
pas anodine. Le dirigeant est venu voir comment la FFA pouvait
s’intégrer dans
cette manifestation. Jean-Claude
Roussel a également félicité Pierre Bauduin pour le
dynamisme de son club que l’on peut qualifier d’exemplaire en France. Cet
aéro-club a fait le choix de
moderniser sa flotte en s’équipant d’avions en composite à moteur Diesel comme
le Diamond 40. Ces aéronefs de nouvelle génération consomment moins d’un
carburant (le Jet A1 ou kérosène) moins cher. De plus, ils sont peu bruyants,
ce qui facilite la coexistence des aérodromes près des agglomérations. Ces
belles machines, agréables à piloter, attirent les jeunes qui constituent 30%
de l’effectif de l’aéro-club de la Haute-Saône. Et ce pourcentage de moins de
21 ans se retrouve aussi au conseil d’administration qui ne manque pas
d’initiatives. Comme la météo n’est pas toujours clémente sur le plateau de
Frotey, la construction d’un avion en kit Zenair CH 640 a été lancée, occupant
les journées de mauvais temps et permettant de disposer ensuite d’un appareil à
moindre coût. Bilan du centre école créé en 2004 animé par Jacques Sautot, un
ancien pilote de chasse : 23 jeunes en formation dont 15 brevetés qui ne
payent que 60% du coût des heures de vol grâce aux aides de partenaires locaux.
Certains d’entre eux se dirigent d’ailleurs vers des carrières aéronautiques.
La structure créée par l’aéro-club de Haute-Saône va bientôt concourir pour
être reconnue au plan régional.